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Drôle de moment December 11, 2009

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Hier, j’étais avec un collègue sur l’heure du dîner, nous avions que le lunch pour discuter car nous avions tous les deux une journée bien remplie.

On se rencontre donc à mi-chemin entre nos lieux de travail dans une aire de bouffe. Nous étions donc là en train de parler du boulot et des avancements dans nos projets lorsque j’ai réalisé la scène qui nous entourait. Un décor de Noël simpliste, mais sympathique et un orchestre de trois hommes qui jouait du trombone, de la trompette et du banjo.

Une scène typique d’un film romantique, mais qui ne pouvait être consommé pleinement. Dommage!photophoto2

Consultation sur les droits d’auteurs au Canada August 14, 2009

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J’ai assisté à la consultation publique sur les droits d’auteurs au Canada, jeudi 30 juillet 2009 à Montréal. Je n’ai pas pris la peine d’aller parler au micro car, le temps était limité et les points cruciaux que j’aurais abordés l’ont été par d’autres participants.

Les principaux acteurs dans la salle étaient issus du domaine de la musique, du film et des médias. D’un angle, c’est bien puisque c’est une loi qui les affectera directement. Bien que plusieurs dizaines de personnes aient parlé, tous ont demandé la même chose (une meilleure loi, un meilleur encadrement, ou des changements) mais peu ont amené des solutions tangibles. Que puis-je dire à ceux qui ont suggéré des solutions, et bien, ils sont payés pour le faire, cela ne veut pas dire que c’est intelligent. Quelques participants du public se sont fait entendre et certains raisonnements avaient du sens tandis que d’autres étaient appuyés par des opinions seulement.

Voici ce que je retiens de cette consultation et mes avis sur ces points.

1.     Le principe de neutralité de l’Internet est primordial. (Net Neutrality)

a. Vital à la survie de l’Internet tel qu’on le connaît aujourd’hui. Une police de l’Internet est inacceptable en fonction des droits et liberté et selon le concept de vie privée. De plus, elle s’avèrerait très onéreuse pour le gouvernement. L’accès à l’information nourrit la culture et cette information ne doit pas être biaisée ou limitée par les fournisseurs d’accès à l’Internet (ISP).

b. L’Internet étant mondial, l’information traverse les frontières des pays sans limitations et la future loi sur le droit d’auteur doit tenir compte que nous ne pouvons que s’aider soi-même.

2.     Un participant a mentionné que le Canada était un pays d’immigration et que par conséquent, les limitations de régions sur les DVD ne font pas de sens.

a. Je ne peux qu’être en accord avec cette déclaration. J’ai moi-même acheté le DVD « The Office » lorsque j’étais de passage pour voir la Reine et je n’ai jamais écouté le dit DVD parce que je ne peux le lire. Pourtant, j’ai payé!

3.     Les réalisateurs ne sont pas reconnus comme étant des auteurs selon la loi sur le droit d’auteur en vigueur aujourd’hui.

a. Je crois qu’ils sont autant créateurs que la personne qui a écrit le scénario ou le livre sur lequel le film se base. Le film est la propriété du réalisateur et l’histoire appartient à l’écrivain.

4.     Marie-Denise Pelletier, (représente Artisti) : « La copie privée sur tout support devrait être payé grâce à des frais sur leur vente. » Elle a été appuyée en cours de séance par Richard Petit et la présidente de l’association.

a. Il est injuste et immorale de faire payer une redevance sur un DVD qui ne sera pas utilisé pour enregistrer de la musique ou un film. Le même principe s’applique sur les disques durs externes ou les clés USB. Dans ce contexte utilisateur payeur, les auteurs et interprètes recevraient des redevances auxquelles ils n’auraient pas droit.

b. L’exemple des cassettes et CD revient souvent dans leur discours. Il est important de se rappeler le contexte de l’époque. Les cassettes ne pouvaient être utilisés à d’autres fins que pour la musique. Le CD a commencé à être utilisé pour la musique exclusivement jusqu’à ce que l’on augmente sa capacité pour enregistrer des centaines de méga-octets de données. À partir de ce moment, les redevances sur les CD n’ont plus de sens. Malgré tout, le système était en place et l’industrie a bénéficié pendant des années, des redevances injustifiées de milliers d’utilisateurs.

c. Si une redevance est payée sur tous les supports amovibles tel CD, DVD, clé USB, disque durs et autres. Le gouvernement se doit de décriminaliser le téléchargement de musique entièrement.

d. Les redevances sur les cassettes étaient viables car l’usage était exclusif à la musique. La création de 2 catégories de supports amovibles, les supports avec redevances et sans redevances pourraient coexister sur le marché afin de répondre à des besoins spécifiques des utilisateurs. En tant qu’utilisateur, l’enregistrement sur un support amovible avec redevances me permettrait de rester dans la légalité. Un utilisateur qui ne fera aucun téléchargement pourra se prémunir d’un support amovible sans redevances.

e. Les redevances sur les supports amovibles se doivent d’être justifiable pour plusieurs raisons :

i.     Les supports amovibles ont une durée de vie limitée. Par conséquent l’achat de nouveau média sera inévitable.

ii.     La quantité d’information stockée ne cessera d’augmentée et par conséquent le prix grimpera.

iii.     La technologie se doit d’être accessible et donc, à un prix raisonnable sinon les usagers ne paieront pas le prix et préféreront l’illégalité.

5.     Un représentant de l’ADISQ : « Nous voulons les outils pour négocier »

a. Les entreprises distributrices et fournisseurs de contenus ont la réputation d’avoir les poches très grande et les auteurs reçoivent peu en bout de ligne.

b. Les auteurs doivent laisser tomber leur droit afin d’être publié et ne peuvent jamais réutiliser leur travail sur d’autres médiums.

i.     Ce problème est causé par les monopoles ou consortium de l’industrie qui contrôle tous les médiums et toutes les tribunes.

c. L’auteur devrait avoir la possibilité de conserver ses droits. C’est normal.

6.     Canadian Songwriter Association : « We ask for service fees at the ISP »

a. Les compagnies qui contrôlent l’Internet au Québec et au Canada sont également ceux qui produisent ou distribuent du contenu créatif. Pour cette raison, le principe de neutralité de l’Internet est en danger.

b. Avec les années, le Canada et les autres pays également verront l’Internet, la téléphonie et la télévision converger. Il faut donc tenir compte que le nombre de joueurs dans l’industrie diminuera encore. À moins que le CRTC change son fusil d’épaule, l’industrie des télécommunications sera un simple oligopole à 2 ou 3 participants d’ici quelques années.

7.     Astral Media : « Multiple copyright groups to pay for one song » Jusqu’à 11 contrats différents devront être rédigé avant de pouvoir diffuser une chanson. La représentante demande à ce qu’une seule entité gère les droits d’auteurs afin de faciliter et accélérer les démarches.

a. Il est primordial d’alléger la structure puisque la lourdeur engendre des pertes pour les auteurs. Une seule entité est préférable afin d’assurer l’efficacité de la future loi.

8.     Les nouvelles technologies demandent aux auteurs et aux distributeurs de contenus de revoir leur modèle d’affaire car il est insoutenable dans son état actuel.

9.     La loi doit laisser la liberté aux étudiants, professeurs et académiciens de faire leurs recherches et d’échanger cette information sans frontière.

10. Il faut mieux définir l’utilisation équitable. « Fair Use »

a. Usage personnel ou professionnel. Le modèle du Creative Commons que Lawrence Lessig a développé est très intéressant et le gouvernement devrait s’en inspirer.

Les réseaux sociaux July 27, 2009

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D’après le Trades Union Congress (TUC), les entreprises qui bannissent totalement les connexions aux réseaux sociaux devraient revoir leur politique. La principale peur des entreprises concerne une baisse de productivité des employés, mais aussi la hantise de voir apparaître des informations confidentielles sur Internet. Il est certes inadmissible que les salariés passent des heures sur ce genre de sites, mais quelques minutes passées à surfer peuvent toutefois s’avérer positives pour l’entreprise elle-même. À la place de la répression pure et dure, la fédération encourage les entreprises à mettre en place une politique de bonne conduite « clairement définie, mais ouverte » concernant l’utilisation de tels sites.


Ainsi, plus de 50 % des entreprises sont toujours sans politique, 42,5 % bloquent tout simplement l’accès et seulement 7 % acceptent le fait et tentent d’en tirer meilleur parti. Ces chiffres viennent d’une étude faite par Nemertes Research. Qu’est-ce que les gens font sur de tels sites? Eh bien une autre firme de recherche (Gartner) est allée poser la question à 2 000 utilisateurs de Facebook, Beebo et autres sites «sociaux». Rien de surprenant, 80% d’entre eux ont répondu qu’il y allaient «for entertainment, and were not using the technology for business-related discussions». Le club social… Alors, la réaction normale de tout bon gestionnaire est de dire non à ce genre d’utilisation «Pourquoi j’autoriserais mes employés à se tirer des moutons ou à essayer de trouver qui est le plus hot ?» . Ce que Gartner et les autres firmes de vigie essaient de dire aux entreprises avec tous ces chiffres, c’est qu’il faut voir au-delà des vampires et moutons de Facebook, qu’il y a là une socialisation en ligne qui tend à se généraliser et que les entreprises peuvent en tirer avantage.


Selon une étude de Trend Micro, 19 pour cent des répondants déclarent visiter ces sites via le réseau de l’entreprise. Or, le nombre de menaces Web 2.0 progresse à une vitesse effrayante. “En janvier 2008, on en signalait plus de 1,5 millions, contre un peu plus d’un million en décembre 2007″, affirme l’étude.


Finalement les réseaux sociaux au sein d’une entreprise permettent de mieux connaître ses rouages, le « qui fait quoi» , de rapprocher les compétences, d’optimiser les rapports professionnels, de rendre plus accessible les expertises internes…

Le sentiment d’appartenance à l’entreprise est renforcé, l’innovation trouve un cadre de développement favorable (émergence d’idées, d’opinions, de points de vue…), le savoir est mieux partagé.

L’avenir du portail d’entreprise passera donc nécessairement par une forte couche de « social computing» .

Les dirigeants ont donc tout intérêt à adopter une politique claire concernant l’utilisation des réseaux sociaux au sein de leur entreprise.


Sources:

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-interdire-les-reseaux-sociaux-en-entreprise-est-une-mauvaise-idee-23825.html

http://emergenceweb.com/blog/?p=475

http://www.datanews.be/nl/90-53-19177/article.html

http://blog.kinoa.com/2008/07/17/reseaux-sociaux-menaces-ou-opportunite/

Archivage à long terme July 17, 2009

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Dans le domaine juridique il est souvent important de conserver des documents pour de longue période. Les notaires doivent conserver des documents pour une période de 10 ans minimum et pour compliquer le tout, certaines personnes ne s’entendent pas sur un détail: Est-ce que le document doit être conservé pendant 10 ans suivant sa création ou 10 ans suivant sa fin de vie. Pour cette raison, certains notaire conservent leur documents pendant 30 ans tandis que d’autres ne s’en départisse tout simplement JAMAIS!

Jusqu’à tout récemment, il n’y avait pas de solution miracle à l’archivage à long terme pour des documents électroniques. Afin de conserver des documents longtemps, il fallait transférer les documents sur des nouveaux médias afin d’éviter qu’il soit corrompu. Le transfert est souvent un travail de moine. Mais voilà qu’une entreprise a probablement trouvé le remède à tout ça.

Il s’agit d’une DVD qui semble bien normal mais qui permet de conserver les données pendant 1000 ans. Il faudra que je le vois pour le croire, mais la solution semble bien être à notre porte.


Je tiens à préciser que je ne suis pas notaire et je n’ai pas de connaissance légale particulière. Aussi lire que je n’ai pas fait d’études en droit. Toutefois, je m’intéresse au sujet puisque je travaille pour une entreprise liée intimement à ces questions et j’ai des contacts quotidiens avec des gens du milieu juridique.

Voici une partie de l’article qui m’a interpellé:
The digital photo is corrupt, victim of a storage technology that any professional archivist could have told you not to trust more than three to five years. Perhaps you didn’t know that libraries, universities and other institutions make periodic copies of their digital collections to prevent the loss of important information due to data corruption.

Disks go bad for many reasons, even if they’re not used. Sadly, now, a priceless bit of family history is lost to future generations, and Aunt Emily has cut you out of her will.

Source: http://heraldextra.com/news/local/article_b25c9a30-7242-11de-9feb-001cc4c03286.html

“Lola” ne changera pas le Code civil du Québec July 16, 2009

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«Lola», cette conjointe de fait qui s’est opposé à son richissime ex-compagnon à qui elle réclamait une pension alimentaire pour elle-même de 56 000 $ par mois ainsi qu’une somme forfaitaire de 50 millions de dollars a été déboutée en Cour supérieure

Lola contestait la constitutionnalité des dispositions du Code civil du Québec ne permettant pas aux conjoints de fait d’obtenir les mêmes droits alimentaires que les conjoints mariés

La mère reçoit une pension alimentaire de 411 000$ par an pour ses trois enfants. Cela n’est pas remis en question ici. Ce que cette mère demandait, c’est de recevoir en plus, une pension alimentaire pour elle-même de 50 000$ par mois ainsi qu’une somme forfaitaire de 50 millions de dollars. Elle voulait aussi le partage de la valeur du patrimoine familial.

Bravo Éric! (ou Guy)

Source: http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/200907/16/01-884661-conjoints-de-fait-lola-deboutee.php

Les droits d’auteur selon Lawrence Lessig April 29, 2009

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Voici une présentation de Lawrence Lessig, professeur de droit à Stanford (Stanford Law School). Il est fondateur et président du conseil d’administration de l’organisation Creative Commons. Il a également écrit « Remix: Making Art and Commerce Thrive in the Hybrid Economy » (2008ISBN 978-1-594-20172-1

Profitez-en pendant que Warner Music n’a pas encore réussi à enlever la vidéo suite à une requête de protection de leur droits d’auteurs.

Lawrence Lessig a une vision intéressante des phénomènes créatifs sur le web, ce qu’il appelle le “Remix”. J’ai bien aimé également la réflexion sur le Read-Only et le Read-Write dans les trois derniers siècles. (19-20-21e siècle) Durée approx. 45 minutes

Voici une version plus courte datant de 2007. La nouvelle version est meilleure a tout point de vue

Le jargon informatique, pas votre tasse de thé? April 28, 2009

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Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seul! “The Gadget Helpline” a effectué une étude auprès de plus de 5000 usagers pour aboutir à un top 10 des termes qui rendent les gens confus. En plus, Peter Griffiths – secrétaire de la campagne Plain English explique que plusieurs compagnies utilisent des termes différents pour des produits identiques. Exemple: Pour connecter des périphériques sur des Mac, Apple utilise le terme FireWire, Sony utilise i.Link et Texas Instrument utilise Lynx. Pourtant, c’est trois noms représentent exactement la même chose!

Finalement, le terme Wi-Fi a été implanté parce qu’il se rapproche de Hi-Fi pourtant Wireless Fidelity ne représente rien pourtant c’était l’alternative au vrai terme 802.11B. Ouf, pas évident à dire. Le vrai terme devrait être réseau sans fil, simple à retenir et à comprendre par tout le monde.

Top 10
Dongle
Cookie
WAP
Phone jack
Navi Key (Nokia)
Time shifting
Digital TV
Ethernet
PC suite
Desktop
Définitions: Wikipedia.

Source : http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/8017178.stm

Jugement de The Pirate Bay April 24, 2009

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Un collègue à moi, Dominic Jaar a donné une entrevue ce matin sur les ondes de Radio Ville-Marie à l’émission Rythmes du Matin. Dominic est le président du comité de la conférence LegalIT.Voici ce qu’il avait à dire concernant le téléchargement de la musique au Canada.

Au Canada, il est légal de reproduire pour usage privé l’intégralité ou toute partie d’un enregistrement sonore sur un support audio. On peut donc prétendre que le fait de télécharger de la musique d’un Torrent serait légal. Il existe par contre une exception à ce principe si le but du téléchargement vise la communication de celui-ci au public. Ainsi, il pourrait être illégal de télécharger si l’objectif du téléchargement est de rendre l’enregistrement public.

Par ailleurs, La Presse [contenu retiré...] révélait en 2007 que l’ADISQ s’opposait aux poursuites contre les partageurs de fichiers. De plus, dans Le Devoir, la Gendarmerie Royale du Canada admet avoir baissé les bras dans les traque des individus impliqués dans le traffic de contenus protégés par le droit d’auteur…

Je vous laisse donc tirer vos conclusions et retourner à vos occupations…

Source: http://www.ledjit.ca/blog/conference/entrevue-sur-le-jugement-the-pirate-bay/