Les réseaux sociaux
D’après le Trades Union Congress (TUC), les entreprises qui bannissent totalement les connexions aux réseaux sociaux devraient revoir leur politique. La principale peur des entreprises concerne une baisse de productivité des employés, mais aussi la hantise de voir apparaître des informations confidentielles sur Internet. Il est certes inadmissible que les salariés passent des heures sur ce genre de sites, mais quelques minutes passées à surfer peuvent toutefois s’avérer positives pour l’entreprise elle-même. À la place de la répression pure et dure, la fédération encourage les entreprises à mettre en place une politique de bonne conduite « clairement définie, mais ouverte » concernant l’utilisation de tels sites.
Ainsi, plus de 50 % des entreprises sont toujours sans politique, 42,5 % bloquent tout simplement l’accès et seulement 7 % acceptent le fait et tentent d’en tirer meilleur parti. Ces chiffres viennent d’une étude faite par Nemertes Research. Qu’est-ce que les gens font sur de tels sites? Eh bien une autre firme de recherche (Gartner) est allée poser la question à 2 000 utilisateurs de Facebook, Beebo et autres sites «sociaux». Rien de surprenant, 80% d’entre eux ont répondu qu’il y allaient «for entertainment, and were not using the technology for business-related discussions». Le club social… Alors, la réaction normale de tout bon gestionnaire est de dire non à ce genre d’utilisation «Pourquoi j’autoriserais mes employés à se tirer des moutons ou à essayer de trouver qui est le plus hot ?» . Ce que Gartner et les autres firmes de vigie essaient de dire aux entreprises avec tous ces chiffres, c’est qu’il faut voir au-delà des vampires et moutons de Facebook, qu’il y a là une socialisation en ligne qui tend à se généraliser et que les entreprises peuvent en tirer avantage.
Selon une étude de Trend Micro, 19 pour cent des répondants déclarent visiter ces sites via le réseau de l’entreprise. Or, le nombre de menaces Web 2.0 progresse à une vitesse effrayante. “En janvier 2008, on en signalait plus de 1,5 millions, contre un peu plus d’un million en décembre 2007″, affirme l’étude.
Finalement les réseaux sociaux au sein d’une entreprise permettent de mieux connaître ses rouages, le « qui fait quoi» , de rapprocher les compétences, d’optimiser les rapports professionnels, de rendre plus accessible les expertises internes…
Le sentiment d’appartenance à l’entreprise est renforcé, l’innovation trouve un cadre de développement favorable (émergence d’idées, d’opinions, de points de vue…), le savoir est mieux partagé.
L’avenir du portail d’entreprise passera donc nécessairement par une forte couche de « social computing» .
Les dirigeants ont donc tout intérêt à adopter une politique claire concernant l’utilisation des réseaux sociaux au sein de leur entreprise.
Sources:
http://emergenceweb.com/blog/?p=475
http://www.datanews.be/nl/90-53-19177/article.html
http://blog.kinoa.com/2008/07/17/reseaux-sociaux-menaces-ou-opportunite/